Les risques pour l’employeur en cas de contestation du caractère collectif de l’horaire de travail

Les risques pour l’employeur en cas de contestation du caractère collectif de l’horaire de travail

Dans un arrêt rendu le 1er février 2023, le Conseil d’Etat a jugé que le principe de légalité des délits fait obstacle à ce qu’une sanction soit prononcée s’il n’apparaît pas de façon claire et prévisible qu’un comportement peut constituer un manquement. Il s’en déduit donc que l’employeur ne peut pas être sanctionné pour le non-respect d’un régime de décompte de la durée du travail qu’il n’entendait pas appliquer.

Impossibilité de licenciement pour faute dans le cas d’un salarié inapte

Impossibilité de licenciement pour faute dans le cas d’un salarié inapte

Déclaré inapte à son poste, le salarié ne doit pas reprendre le travail dans ses anciennes fonctions. Seul un poste adapté à son aptitude physique peut être envisagé. La déclaration d’inaptitude par le médecin du travail, seul habilité à le faire, ouvre un délai d’un mois au cours duquel l’employeur est tenu de rechercher activement une solution de reclassement permettant de préserver l’emploi du salarié.

CSE : liberté des partenaires sociaux dans le choix des critères de définition des établissements distincts

CSE : liberté des partenaires sociaux dans le choix des critères de définition des établissements distincts

Les signataires d’un accord collectif (accord classique ou accord CSE) déterminent librement les critères permettant la fixation du nombre et du périmètre des établissements distincts au sein de l’entreprise, à la condition toutefois, eu égard au principe de participation consacré par la Constitution du 27 octobre 1946, qu’ils soient de nature à permettre la représentation de l’ensemble des salariés.

Les conséquences du renforcement de la protection des lanceurs d’alerte

Les conséquences du renforcement de la protection des lanceurs d’alerte

Tour d’horizon sur la protection des lanceurs d’alerte en entreprise. La loi du 21 mars 2022, complétée par le décret du 3 octobre 2022, a renforcé la protection statutaire des lanceurs d’alerte en France. En transposant la directive de l’Union européenne du 23 octobre 2019, le législateur a souhaité intégrer le lanceur d’alerte au sein de la responsabilité sociétale des entreprises.