Juridique
4 min

Le cabinet Capstan Avocats est un acteur de référence en droit social en France. Ses équipes d’avocats accompagnent les entreprises dans toutes leurs problématiques liées au droit du travail, à la sécurité sociale et aux relations sociales.

Transparence salariale : 5 modifications à retenir du projet de loi présenté en Conseil des ministres

Projet de loi portant transposition de la directive (UE) 2023/970 du 10 mai 2023 relative à l’égalité des rémunérations entre les femmes et les hommes par la transparence des rémunérations, présenté en Conseil des ministres le 10 septembre 2026

Le projet de loi transposant la directive sur la transparence des rémunérations a été présenté en Conseil des ministres ce 10 septembre 2026.

Parmi les évolutions que comporte ce texte par rapport au projet adressé aux partenaires sociaux le 4 juin, cinq retiennent l’attention des employeurs.

1 – Entreprises de 50 à 99 salariés : disparition du « délai raisonnable » pour négocier

2 – La demande d’explications portera sur tous les indicateurs déclarés

3 – L’administration pourra imposer l’ouverture d’une négociation

4 – Un décret fixera les critères permettant de justifier un écart

5 – Le rôle de la branche évolue : fixer une méthode, non les catégories

 

> Pour plus d’informations, rendez-vous sur Capstan news

Principales entrées ou sorties de vigueur de dispositifs légaux.

1er octobre 2026

  • Entretien de parcours professionnel : application des nouvelles règles aux accords existants (L. n° 2025-989 du 24 octobre 2025, art. 3)
  • Pièces jointes à la requête et à la convocation prud’homales (C. trav., art. R. 1452-2)

16 novembre 2026

  • Passeport de prévention – ouverture de l’espace aux travailleurs (D. n° 2025-748 du 1er août 2025, art. 2)

2 décembre 2026

Le délai de prescription de l’action en paiement de l’ICP court dès la rupture du contrat

Le délai de prescription de l’action en paiement de l’indemnité compensatrice de congé payé, correspondant à la fraction de congé dont le salarié n’a pu bénéficier en raison de la rupture du contrat de travail, court à compter de cette rupture.

Cass. soc., 16 septembre 2026, n° 25-12.609

L’action en paiement de l’ICP se prescrit par 3 ans

L’action en paiement de l’indemnité compensatrice de congé payé correspondant à la fraction de congé dont le salarié n’a pu bénéficier en raison de la rupture du contrat a la nature d’une créance salariale. Elle se prescrit donc par trois ans, délai qui court à compter de la rupture du contrat de travail.

Cass. soc., 16 septembre 2026, n° 25-15.456

Application de la prescription de l’indemnité de congés payés à des congés acquis pendant un arrêt maladie

L’action en paiement de l’indemnité compensatrice de congé payé, due pour la fraction de congé non prise en raison de la rupture du contrat de travail, se prescrit par trois ans à compter de cette rupture.

Le salarié ayant acquis des congés payés pendant un arrêt de travail pour maladie ou accident non professionnel, ou n’ayant pu les prendre pour ce motif, a droit à une indemnité compensatrice au titre des congés acquis depuis le 1er décembre 2009 et reportés selon les articles L. 3141-19-1 et L. 3141-19-2 du Code du travail, sous réserve de l’expiration du délai de report.

Cass. soc., 16 septembre 2026, n° 25-14.826

Prescription invoquée par une partie : le juge doit déterminer le délai applicable

Si le juge ne peut suppléer d’office un moyen tiré de la prescription, il lui appartient, lorsqu’un tel moyen est invoqué par une partie, après avoir mis en oeuvre le principe de la contradiction, de déterminer le délai légalement applicable.

La cour d’appel, qui a refusé d’appliquer le délai quinquennal de l’article 2224 du Code civil au motif que seules les prescriptions annale, biennale et triennale avaient été débattues, a violé ce texte.

Cass. soc., 16 septembre 2026, n° 25-12.147

Le défaut de carte professionnelle d’un agent de sécurité justifie à lui seul son licenciement

L’absence de détention d’une carte professionnelle en cours de validité ou d’un récépissé de renouvellement de sa carte par un agent de sécurité constitue, par l’effet de la loi, un motif de licenciement, peu important l’éventuel manquement de l’employeur à son obligation de formation, qui peut ouvrir droit à l’allocation de dommages et intérêts pouvant inclure la réparation de la perte de l’emploi.

En l’espèce, le salarié reprochait à l’employeur de n’avoir organisé aucune formation à son bénéfice afin de lui permettre de demander le renouvellement de sa carte professionnelle trois mois au moins avant sa date d’expiration.

Cass. soc., 16 septembre 2026, n° 25-12.634

Articles similaires

Budget 2027 : L’épargne salariale dans le viseur du gouvernement

Salaire médian en France : définition, méthode et chiffres 2026

Licenciement : définition, chiffres clés 2026 et méthode de suivi RH

Rupture conventionnelle : l’indemnisation chômage évolue au 1er septembre

Les actualités sociales de la semaine du 11/09/2026

Frais de personnel : définition, calcul et suivi en entreprise

Inscrivez-vous à notre newsletter

Restez toujours informé des dernières actualités RH.